prose poétique

Ink

logo_background2
Fais de moi la toile de ton art.
De ton essence précieuse, emplis l’esquisse de mon histoire.
De tes aiguilles mordantes, offre-moi le reflet de cet autre.
Sans faillir, je revêtirai ton armure de velours.
Que ta magie court sous ma peau,
Une fois encore, chuchote-moi à l’encre de tes mots.
Immortel cet éclat d’instant précieux, volé au temps éternel.

© Le Chuchoteur

logo_background2Minutes cessez de vous égrener,
Voyez le temps et l’espace se suspendre, se figer.
Tout n’est plus que frôlements, frissons et soupirs,
Les souffles se mêlent, les lèvres s’attirent.
L’attente s’embrase et le désir se mue en une danse subtile, conquérante et ingénue.
Doucement les mains gagnent la peau, les hanches et la courbe du dos,
Les caresses tantôt douces et fiévreuses deviennent impatientes et voluptueuses.
L’heure de l’union bientôt retentit et les amants sonnent le glas de leur innocence évanouie.
Déjà le voile de la passion se retire, les esprits s’apaisent et les âmes se fondent,
La précieuse plénitude est enfin accueillie dans l’ultime étreinte de leurs corps épanouis.

© Le Chuchoteur

logo_background2
Assourdissants. Les 3 coups qui augurent le couronnement de cette tragédie.
Pourpres. Les lourds brocarts où court le fil de ce destin à jamais rompu.
Grises. Les cendres qui parsèment le théâtre de ces sentiments éternellement consumés.
Cristallines. Les larmes qui baignent aujourd’hui ce visage, ces joues, les planches à ces pieds.
Tranchants. Les mots qui habitent encore cette scène désertée.

Approchez, soyez témoins du ballet déshumanisé de ces deux pantins désarticulés.

Jamais plus de frôlements.
Jamais plus de chuchotements.
Jamais plus.

Oubliés et simplement brisés.

© Le Chuchoteur

prose poétique

Aurore

logo_background2
Tu es là, lumineuse jumelle, ma muse scintillante, mon enivrante maitresse…
Je te devine sous le gaz vaporeux de ta mousseline d’or et de pastel.
Timidement, reprends tes droits, capture ces éclats d’obscurité, embrasse mes sombres démons du baiser ardent de tes rayons.
J’éveillerai mes sens à ta lumière bienfaitrice, je condamnerai la traitrise de ce sommeil impatient, je louerai tes grâces, la caresse rassurante de ta chaleur.
Toi, mon éternelle déesse, éloigne à jamais la folie de mes nuits sans lune, berce-moi dans le sein de ta mélopée frémissante.
Je m’offrirai tout entier au miracle de ta naissance perpétuelle et brillante.

© Le Chuchoteur